L'immoblog ou les vacances Ă  la montagne

Immobilia-Grimentz

mercredi 28 février 2007

Les navettes et l'hôtel, compléments

Un superbe article a été écrit aujourd'hui par la journaliste Nadia Esposito à propos de nos navettes dans Le Nouvelliste (et Feuille d'Avis du Valais - journal du Valais romand). Cette dernière énonce les chiffres groupés des 2 navettes qui se montent à plus de 700 personnes par jour, correction quantitative d'envergure!

Modérer le trafic est bien sûr l'un des buts avoués de l'opération, mais accroître la mobilité ne paraît peut-être pas évident au premier abord. Et pourtant. Nous vous parlions d'une dame en béquilles dans notre nouvelle de hier. Elle s'en rentrait au terminus de Roua et serait certainement restée chez elle, cet après-midi-là, si la navette n'avait pas existé. Mais ce sont aussi des personnes âgées ou peu mobiles qui peuvent envisager toutes sortes de buts de balades, des coins auxquels ils n'ont peut-être jamais ou plus accédé depuis fort longtemps, tranquilles, ensoleillés, charmants, sans se soucier de la manière de rallier leur domicile puisqu'ils n'ont qu'à héler le bus au retour en cas de fatigue. Mais la mobilité, c'est aussi sauter dans le bus le matin pour se procurer les croissants ou la tresse du petit déjeuner et saisir cette même navette au vol à son retour. Vite fait, bien fait. A peine besoin d'enfiler une paire de chaussures par-dessus le pyjama :-)

Partant de tous ces constats positifs, reste à trouver le financement pour les années à venir afin de renouveler l'opération car nous pourrions imaginer que, si tout le monde s'accorde à dire que le service est indispensable, les rangs se désertent au moment d'ouvrir le débat de manière concrète pour assumer nos infrastructures. Prélever un impôt citoyen? Taxer propriétaire ou locataire? Inciter les commerçants à participer activement au projet? Se démener pour trouver du sponsoring? Il y a d'autres alternatives encore, nous en sommes certains, mais la réflexion va prendre encore un peu de temps. La commune planche, elle en premier lieu, sur la question puisqu'elle a mandaté une entreprise pour analyser les problèmes de circulation de Grimentz afin d'y trouver des solutions. Le reste lui appartient - et nous appartient en tant que citoyens - mais nous ne manquerons pas de vous tenir au courant dès qu'une information susceptible de vous intéresser puisse vous être communiquée.

Quant à l'hôtel des Guernerés, la commune dont nous parlions justement nous fournit une illustration qui dévoile une partie du projet. La vue est prise ici à partir de sa partie, mettons.... plus... traditionnelle et qui débouche sur les bâtiments accolés du complexe hôtelier dont la construction longe le sens de la pente. Libre à vous d'en penser ce que vous voulez et pour ce faire, dans l'anonymat le plus complet, je vous propose de voter sur la question en cliquant sur l'option à droite de votre écran qui correspond le mieux à votre opinion sur la base de l'illustration présentée. Vous aurez ensuite le résultat de tous les votants. En cas de questions, formulez-les sans autre par commentaire interposé.

N'hésitez donc pas à nous donner votre avis et votez!



Sur le sujet également du côté de Crans-Montana: http://blog.sixieme-dimension.ch/index.php/2007/03/06/217-gare-superieure-du-funi-de-belles-utopies-architecturales-a-crans-montana#c2081

mardi 27 février 2007

Les navettes et l'hĂ´tel

Grimentz mue. Grimentz Ă©volue. Si c'est dans le bon sens, l'avenir nous le confirmera, mais l'Immoblog en est convaincu.

Tout d'abord, la navette.

Je vous en avais parlé dans mon message du 9 février dernier. 2 lignes aux couleurs du drapeau Grimentzard, une jaune une bleue, encadrent le village. 2 navettes sillonnent donc journellement à travers nos routes à cadence soutenue. Beau temps mal temps, elles effectuent leur rotation du matin au soir, moyennant une petite pause vers 13 heures.

Il y a 2 jours, partis à pied pour Bendolla car le temps n'était pas beau (enfin, si justement, il neigeait à gros flocons), nous avons inopinément et avec beaucoup d'ironie sauté dans le minibus au croisement de la route des Fioz pour grimper de 2 arrêts jusqu'aux Amis de la Nature, terminus. Tout le monde est par conséquent descendu. Les skieurs, quant à eux, attendaient de pied ferme pour faire le trajet inverse. Depuis là, la route s'est poursuivie à pied.

Le bus navette rencontre apparemment grand succès. Tant qualitatif que quantitatif. Sur le plan de la qualité, c'est tout les avantages réunis en ces 2 véhicules. A l'arrivée de nos clients à l'agence, nous leur en parlons à profusion et sans peiner pour les convaincre de garer leur voiture pour toute la durée de leur séjour. Plus besoin de chercher matin et soir des places de parc, inutile de traîner skis ou cabas, ni de vérifier l'heure exacte du passage du bus car il y en a plus que régulièrement ou de rallier dans la précipitation l'arrêt le plus proche. Il suffit de le héler à son passage pour entendre crisser les freins. La pompe à essence est reléguée à des souvenirs d'un autre temps pour nos vacanciers. Moins de cohue, moins de pollution, moins de tracas, moins de perte de temps.

Nous avons bien croisé une ronchonneuse qui s'était trompée de ligne, mais il semblerait que tous les désavantages du ciel invoqués soient plutôt dûs à sa mauvaise humeur et non à des faits à vérifier en fin d'exercice quoi qu'il en soit. C'est en tout cas jusqu'à présent la seule personne qui se permettait de râler. Ramenée à la bonne bifurcation, elle affirmait être plus rapide à pied pour terminer sa route. Le bus de la ligne jaune lui est passé à côté 20 mètres plus loin. Fière et coriace, elle ne lui a même pas jeté un regard. Nous, nous étions heureux et ravis de rentrer dans nos foyers respectifs avec le sentiment d'avoir fait une belle excursion tant elle était chaleureuse. Quoiqu'il en soit, le bus était bien plein et, à l'arrêt, le chauffeur volubile s'est empressé de descendre pour aider une dame en béquilles ou déposer une petite fille en chaussures de ski sur le coin de la route. Tout le monde était souriait.

Sur le plan de la quantité, les chiffres se sont à plusieurs reprises incurvés jusqu'à 4xx pour dénombrer les personnes à avoir abusé d'une seule navette à chacun de ces jours!!! Quel sera le bilan final, nul ne le sait encore, mais au vu de ces premiers chiffres on se réjouit des conclusions de l'opération.

Concrètement pour notre bureau, c'est toute les distances du village qui se raccourcissent. En effet, si en été les chalets sont bien occupés sur les abords du village, en hiver ce sont les résidences à proximité des pistes qui cartonnent. Mais avec les navettes, les logements situés dans des coins fort agréables, tranquilles et ensoleillés, reprennent avec intérêt des galons. C'en est presque trop beau pour être vrai!

Seule remarque Ă  formuler jusqu'ici: la pause des chauffeurs (13-14 heures) coĂŻncide avec le retour des enfants de l'Ă©cole de ski. On prend note.

Qu'en sera-t-il à l'avenir? Aurons-nous dès l'année prochaine nos navettes pour les 4 mois d'hiver? Qui en assumera les frais? Cette question a été évoquée hier soir à l'assemblée primaire extraordinaire.

Cette assemblée avait avant tout pour but de confirmer ou d'infirmer le projet d'un complexe hôtelier 4 étoiles dans la zone des Guernerés, soulignée d'un grand rond rouge sur la photo.

Ce complexe se compose de 2 parties, une zone de chalets traditionnels - simples et doubles - et 2 bâtiments hôteliers accolés l'un à l'autre dans leur longueur et reliés par une verrière sous laquelle circulera un funiculaire afin de desservir les étages. Nous nous en tiendrons à cela sur le projet pour le moment, mais l'idée est si audacieuse qu'elle ne laisse personne indifférent. Et surtout personne dans l'incertitude quant à ses goûts, tant et si bien que le débat fut fort fourni et les craintes des opposants exprimées de vive voix!

Pourtant, le sujet n'était pas tant "j'aime-j'aime pas", mais un hôtel 4* ou non? Un hôtel de plus? Non! Une position marketing-cible différencée pour compléter nos acquis, un projet audacieux pour se démarquer, un complément de lits et de services qui nous permettraient d'atteindre, en tant que station d'accueil, une masse critique intéressante.

L'heure était enfin venue de voter le projet. Un frisson a parcouru l'assemblée, clairement perceptible bien que silencieux. Une à une, les mains se sont levées. Avec 1 opposition et 2 abstentions, le projet a finalement fort bien passé la rampe. Et l'atmosphère est retombée immédiatement. La suite de l'assemblée tenait de la récréation.

Si tout va bien, donc, rendez-vous dans un peu plus de 2 ans dans le hall de notre nouvel hĂ´tel pour son inauguration.

P.S. Image typique de l'assemblée primaire selon la vision de l'Immoblog:
... mais cette dernière se termine invariablement autour d'un sanglier, le barde bien ficelé à son arbre :-D

Carnets de route de l'Angola

Un ami de Grimentz que beaucoup connaissent, Philippe Dahinden - journaliste indépendant, a passée de nombreuses années dans des pays d'Afrique en guerre (Rwanda, par exemple, en son temps) afin de mettre sur pied des radios libres pour oeuvrer à sa manière pour la paix. Cet ami nous a fait part de ses derniers projets il y a peu. Ce blog est bien un blog sur Grimentz, mais faire un petit tour par l'Angola en cette saison pour s'ouvrir l'esprit en réjouira certainement plus d'un. C'est pourquoi je me permets de relayer son message. N'hésitez pas à prendre note des rendez-vous qu'il nous fixe si le coeur vous en dit:

Chers amis

La Radio suisse romande diffuse à nouveau cette semaine les Carnets de route en Angola que j'avais réalisés l'an dernier. C'est du lundi 26 février au vendredi 2 mars de 13 heures à 14 heures sur la RSR- La première, et le samedi 3 mars de 14 h à 16 heures (reprise des reportages). L'occasion de les suivre si cela vous fait envie. Si vous avez une connexion internet à haut débit, vous pouvez aussi les "podcaster" (autrement dit les télécharger en MP3 avec le logiciel ipod) ou encore les écouter au fur et à mesure sur internet, à l'adresse suivante:

www.rsr.ch/dromadaire

L'occasion aussi de vous donner de mes nouvelles (je n'ai pas encore succombé à la mode du blog, mais vous pouvez trouver quelques infos et photos sur la page du site www.rsr.ch/dromadaire). Je vis une partie de l'année en Angola, avec ma compagne Bebiana d'Almeida. Après le film "Camaradas de Luta", qui va sortir prochainement et que la TSR prévoit de diffuser dans la case "Hstoire vivante", j'en termine un autre, intitulé "Sortir du trou". Il raconte l'histoire d'une communauté vivant dans la principale décharge d'ordures de Luanda et qui cherche à se sortir de son extrême pauvreté. Cette commauté avec laquelle travaillent Bebiana et ses étudiants angolais, dans le cadre d'un projet expérimental de développement, est précisément au centre de deux des carnets de route diffusés dans l'émission "Un dromadaire sur l'épaule" (mercredi et jeudi).

Avec mes amitiés et en espérant que nos routes se croiseront prochainement

On se réjouit de les entendre ou de les voir pour mieux les connaître, mais surtout pour mieux comprendre leurs destins et les causes pour lesquelles ils se battent car, pour notre part, nous connaissons d'eux surtout des personnes délassées, attablées autour d'une bonne bouteille les chaussures de ski au pied, à Bendolla. Et ceci certainement les rares fois qu'ils en ont l'occasion. Une réalité tout autre!

lundi 26 février 2007

Répartition des logements à carnaval l'année prochaine.

Cette année, si la saison d'hiver vous paraît longue. C'est parce que les fêtes de Pâques sont programmées vers le 8-10 avril seulement. Du coup, les vacances de carnaval se sont joyeusement réparties sur 3 grosses semaines. Quand on travaille en station, la perspective est évidemment différente de celles de vacanciers, mais, l'année prochaine, ce seront les vacanciers qui auront la vie dure.

En effet, Pâques tombant au 20 mars environ, les vacances de carnaval auront lieu au début février déjà et se condenseront considérablement. Nous ne pourrons par conséquent répartir de manière harmonieuse nos clients dans les logements souhaités, voir même tout simplement les contenter.

Il est dur d'observer la crainte et la déception sur leurs visages car s'ils revenaient chaque année à la semaine correspondant exactement à celle qui vient de s'écouler, la priorité leur serait accordée et le problème résolu d'entrée. Sauf desiderata du propriétaire du logement loué. Or, cette fluctuation des vacances nous pousse parfois dans des retranchements compliqués.

Pour l'heure, nous n'avons pas empoigné ces dossiers, mais il est évident qu'il sera fait au mieux pour essayer de retrouver avec grand plaisir un maximum d'entre vous.

Si, Ă  tout hasard, des politiciens influents devaient lire ces humbles lignes et souhaitaient s'investir dans une cause juste...

dimanche 25 février 2007

Les samedis Ă  l'agence

Les samedis dans les agences de location en Valais et dans le monde, c'est les grands jours de départs et d'arrivées. Ceux de carnaval sont spécialement occupés (euphémisme).

La préparation de ces fameux samedis se précipite le vendredi. Complémentation des dossiers de départs et d'arrivées, remplissage des stocks de papiers et de prospectus en tout genre, etc. Quant au service technique et de nettoyage, c'est de nombreux sacs de linge à préparer, une planification soigneuse des nettoyages pour les équipes du lendemain et... beaucoup de clés à trier (photo). Tout ceci sans trop entrer dans de fastidieux détails. Peut-être une autre fois.

Le lendemain, les départs s'organisent selon la météo. Les locataires doivent libérer leur logement vers 10 heures au plus tard. Parmi eux, il y a les lève-tôt ou ceux qui doivent repartir loin que nous avons vus pour la dernière fois la veille et dont les clés seront retrouvées dès notre arrivée dans la boîte aux lettres de l'agence. Il y a les sportifs qui souhaitent s'adonner à une enième et ultime journée de ski et nous ramènent vite fait leur matériel avant de rejoindre les pistes. Ceux-ci sont bien souvent des Suisses qui n'auront que quelques toutes petites heures de route avant d'arriver chez eux le soir. S'égrène ensuite le chapelet de couples, d'amis ou de familles qui s'en vont peu à peu, certains pressés, d'autres pas, certains discrets, d'autres ne tarissant pas d'éloges sur leurs beaux jours, jusqu'aux derniers, ceux qui n'atteignent notre bureau qu'en traînant la patte. L'heure de la fin des vacances a bel et bien sonné pour tout le monde.

Ces derniers samedis, nous n'avons même pas eu le temps de faire une dernière mise au point de notre organisation avant le branle-bas de combat. Nous ne pouvions non plus deviner si la personne qui se présenterait au tour suivant serait pour nous quitter ou pour arriver car nombre de familles étaient tout simplement partis tôt de chez elles afin de gagner un jour de soleil et de ski avant de revenir chercher les clés de leur logement, plus tard dans l'après-midi. Classeur vert des départs, classeurs rouges des arrivées, ils volent ainsi en tout sens.

La matinée s'écoule, mais nous ne la voyons pas passer. Le soleil se lève, avance, mais les ombres passent inaperçues sur nos bureaux. Les estomacs commencent à se manifester, mais nous en ignorons les premiers signes. La cloche de l'église sonne, il est déjà midi. Appels inquiets de clients à venir qui nous demandent à quelle heure ouvre à nouveau l'agence. Sur ceux, la première équipe file au restaurant se sustenter pour relayer la 2ème 1 heure plus tard. On en profite pour jeter un coup d'oeil aux journaux car même le café s'est bu sur le pouce dans la matinée. Puis on revient.

A travers les vitres, nous apercevons un guichet pris d'assaut. En passant par les étages inférieurs, le taux d'occupation de la semaine écoulée se jauge à la pile de linges à remette en état. On se dépêche de rallier nos postes. Jusqu'en fin de journée, c'est maintenant un check-in après l'autre, des mots d'accueil qui varient avec des questions-types pour lancer la conversation comme:



Avez-vous fait bonne route? Y avait-il beaucoup de trafic?
Notez qu'elles ne sont cette année pas du type:
ça a été pour mettre les chaînes?
:-)

Ce samedi par exemple, bien des neuchâtelois sont arrivés tôt car ils ont pris peur au moment du réveil. Il pleuvait beaucoup sur le plateau. Du coup, ils se sont hâtés de refermer le coffre de leur voiture en priant le ciel que leur destination ne soit pas rendue inaccessible par les mètres de neige. Surtout dans la vallée. Mais ils sont arrivés sans encombres et avec étonnement dans d'excellentes conditions. Surprenant pour eux, pas pour nous. Autant que l'était surprenant pour nous d'apprendre qu'il pleut des cordes partout ailleurs qu'en Valais... M'enfin.

Puis la question classique à démentir sans condition, ritournelle de la saison 2006-2007:

- Alors la neige...?
- Vous ne la voyez pas?
- Et sur les pistes?
- Venez sans autre râler si les conditions ne vous conviennent pas. On ne vous verra de toute manière plus jusqu'à votre départ.


Parfois, il nous faut renvoyer certaines familles en leur indiquant le chemin de l'autre agence de Grimentz, Grimentz-Location. Vous devrier voir la tête dépitée de certains "Mais... je suis pourtant bien chez Salamin...?!?!?" Eh oui, mais la variété de nos noms de famille dans ce milieu si cosmopolite et fourni qu'est notre village en rendrait jaloux plus d'un. Si si, croyez-nous ;-)

Les jambes fourbues et la langue pâteuse, nous récapitulons petit à petit le nombre d'arrivées, préparons les annonces tardives (clé et plan sous enveloppe) et réglons les organisations ou problèmes de dernière minute car nos clients s'installent dans leur logement. Peut-être vous parlerons-nous une autre fois des grands râleurs ou des éternels insatisfaits, certainement plus des autres, de ces gens hilares qui reviennent chercher une fourre de duvet ou nous demander un adaptateur, de ceux inquiets pour un rien que nous tentons de rassurer d'un conseil pratique de circonstance.

Lors d'une de ces journées, nous apercevons - quand nous l'apercevons - pafois du coin de l'oeil une tête connue qui, jugeant l'encombrement de notre hall, finit par remettre à plus tard sa visite et referme la porte avec un petit signe de la main.

La journée terminée, il ne reste plus grand chose de la soirée et certainement plus l'énergie pour entreprendre beaucoup de choses. Le retiré de chaussures se mue alors en une activité d'une extrême volupté et le dépliage de jambes sur la table du salon en un exercice d'apaisement incomensurable. Le film de hier à la télé a par ailleurs parfaitement rempli son rôle de délassement pour compléter le tableau.

Tout ce petit monde arrivé va maintenant envahir commerces du village et pistes de ski. Chez nous comme ailleurs. Et chacun aura plus que son lot de travail durant la semaine à venir.

vendredi 23 février 2007

Carnaval

Nous avons passé cette semaine de fort beaux jours. Un temps éclatant de soleil, une neige poudreuse à souhait depuis Bendolla et des températures à ne pas effrayer les plus frileux d'entre vous. Dans ces conditions, l'ambiance est détendue car elles sont vraiment remplies pour satisfaire les plus morveux - pas d'entre vous, bien sûr. Voici pour notre bon plaisir un charmant portrait de la buvette d'Orzival, image d'Epinal qui ferait sans complexe la une de nos brochures.

La semaine de Carnaval qui vient de s'écouler, c'est une somme de manifestations et d'activités auxquelles il nous est pourtant impossible de participer pour vous en parler ici. Peut-être dans une autre vie... En vrac: concerts, animations de guggen sur les pistes et dans le village, animations maquillages pour enfants, descente aux flambeaux pour toute la famille, gala des vins pour les grands et ce soir, même, une bataille de boule de neiges version professionnelle et compétitive avec gradins et projecteurs. A découvrir.

De plus, beaucoup de bonne humeur et d'initiatives personnelles pour amuser la galerie.

En vrac encore, mais en images:




Le temps de Carême a désormais débuté pour 40 jours - y paraît... - (en espérant que le curé de notre paroisse ne lise jamais ce petit apparté ;-). Chaque vendredi jusqu'à Pâques, nous entendrons sonner les cloches des vêpres à 15 heures de l'après-midi, mais nous y reviendrons dans un autre message.

La semaine de carnaval s'achève donc sous un ciel d'étoiles à peine voilé. Le temps devrait tourner. Les vacanciers ont déjà entamé leur chassé-croisé. Premiers départs ce matin déjà, grosse foule à nos guichets cet après-midi dans cette perspective pas très réjouissante pour la très grande majorité d'entre eux.

Quant à nous, nous entamons demain une journée... une journée... enfin... une journée... je vous la décrirai. Vous nous aiderez ainsi à la qualifier. Bonne soirée!

jeudi 22 février 2007

Désistement - 24 février au 3 mars

Bonjour,

Nous avons un désistement pour la semaine prochaine, un appartement pour 2 à 4 personnes, Fr. 965.- pour la semaine. Zone calme et ensoleillée, bus navette avec chauffeur sympa pour la télécabine.

Faites-vous plaisir!

Nouveau site pour Sierre-Anniviers

Sierre-Anniviers Tourisme, et par là-même Grimentz / St-Jean Tourisme, se dote d'un instrument revisité de très bonne facture. Que dire d'un site... d'un portail! Mais laissons à notre office du tourisme le soin de le présenter (tout en cliquant sur l'illustration pour y accéder directement):



Il s’agit d’un véritable cadeau de Noël pour les personnes recherchant des informations touristiques sur la région ! Notre nouveau portail web est désormais opérationnel et nous sommes heureux de fournir une panoplie d’informations présentées par produits et par thèmes ; une technologie de toute dernière génération qui nous permet de bien mettre en scène les atouts de la région. Ces pages offrent également une comparaison intéressante sur les offres des 7 merveilles du monde, à savoir les différents lieux touristiques de la destination Sierre- Anniviers : Sierre, Salgesch et environs – Grimentz / St-Jean - St-Luc – Chandolin – Vercorin - Zinal / Ayer – Vissoie.

Ces nouvelles pages internet s’inscrivent dans le cadre d’une réflexion des milieux touristiques de Sierre et du val d’Anniviers. Elles illustrent de manière convaincante le bien- fondé du concept dit de « destination touristique » regroupant les forces et créant des synergies dans une même région. Ce site offre ainsi un regroupement des données de la plaine et de la montagne et remplace ainsi une communication en-ligne quelque peu disparate.

La richesse et l’éventail des produits présentés de manière dynamique et attractive par ce site sauront, nous l’espérons, combler vos attentes et offrir des séjours à la hauteur de vos souhaits.



Inutile d'en rajouter, tout a été dit. Reste à cliquer Sierre-Annivers ou Grimentz / St-Jean!

mercredi 21 février 2007

Tout vendu! (bis)

Bonjour Ă  tous,

Le message d'avant hier s'autodétruit, si j'ose dire. Les logements libres sont déjà partis. Comme des petits pains...

Sinon, appréciez le paysage qui s'offre depuis le sommet des Grands-Plans, Bendolla, ces jours-ci. On s'en lasserait presque à force d'immuabilité. Si vous êtes encore devant votre écran dans 1 heure et demie, passez faire un tour sur la webcam située à l'arrivée de Bendolla pour observer la charmante cohue d'enfants parés pour l'école de ski. C'est épique.

Toute bonne journée à chacun de nos internautes préférés :-) Smack!

lundi 19 février 2007

Tout vendu!

Une petite niouse pour vous signaler que tous nos logements sont occupés cette semaine, mais que nous avons 2 désistements pour des logements de 4 et de 6 personnes la semaine prochaine. Saisissez votre chance si vous ne l'avez pas encore fait!

dimanche 18 février 2007

L'avalanche

Si Jacques Perroux a écrit "La crevasse", André Besson "Le village englouti" ou Maurice Zermatten "La porte blanche", combien de guides n'ont pas écrit "L'avalanche"! Notre guide et cousin Guy, de la vallée, a malheureusement vécu ce drame à 2 ou 3 reprises. S'il en a réchappé? Parce que ce n'était pas lui qui en faisait les frais, mais un de ses clients... Et si on s'en rappelle encore dans nos mémoires collectives? Parce que son client y est définitivement resté.

(Long silence)

C'est ainsi que, chaque année, la neige se saisit de son quota de victimes. Elle donne tout d'un côté: de la "chatoyance", de la douceur, de la clarté, de la fraîcheur, de l'insouciance et de la liberté. Elle reprend tout de l'autre côté: la vie. Comme si elle devait sans cesse rééquilibrer sa balance, incapable de n'offrir que générosité et bonheur. Mais la neige n'est que l'instrument de vie ou de mort de la montagne, comme l'eau ou les rochers.

La journée de vendredi avait pourtant admirablement bien commencé. Beau temps belle neige, selon la formule consacrée. Et pourtant, dès la fin de l'après-midi, nous pouvions lire ce type de dépêche sur les sites de nos quotidiens:

Lire la suite

vendredi 16 février 2007

Occupation de carnaval

Bonjour Ă  tous,

Une petite nouvelle entre 2 jobs pour vous annoncer qu'il nous reste (plus que) 2 studios en location pour la semaine à venir - demain samedi 17 février au samedi 24 prochain - mais que nous sommes complets la semaine du 24 février au 03 mars!

Par ailleurs, la personne qui nous loue ces 2 studios reçoit une commission "Spécial Immoblog"! ;-)

jeudi 15 février 2007

Qui dit mieux??

Vue de nos fenĂŞtres:

Vue de nos Ă©crans:

Qui dit mieux?

Quel paysage chez vous? Avez-vous une webcam fétiche, dans vos contrées, à laquelle nous pourrions jeter un coup d'oeil? Si oui, transmettez-nous en le lien ou les références, nous nous ferions un plaisir d'aller la consulter et de la linker sur ce blog!!

mercredi 14 février 2007

St-Valentin (ben oui, quand mĂŞme, pfff!)

L'Immoblog a les joues en feu. Nous avons reçu une déclaration d'amour sur notre message de hier. Nous ne sommes pas en mesure de tout comprendre car nous ne parlons pas belge. Pourtant, nous sommes convaincus que Det s'exprime admirablement bien ;-)

Nous tenions pareillement à assurer Le Belge que son message a décoché une flèche en plein dans le 1000 dans nos coeurs, mais aussi à exprimer à quel point nous attendons toujours avec grande impatience les remarques, commentaires, réflexions ou compléments d'information de Sybille, Stéphanie, Danielle, Florine, Thierry, Francine, Fabienne, Fred ou Gertrude, etc.

Impossible d'y répondre de manière systématique, mais vous êtes chacun lus avec grande attention et de manière un peu émotionnelle par l'esprit "créateur culturel" qui idéalise sur cest pages.

Alors, merci pour toutes vos passionnantes contributions et pour toutes celles Ă  venir!

Un tour en luge

Il s'est remis à neiger en fin d'après-midi. C'était joli, juste avant la tombée de la nuit. Notre collaborateur technique n'a pu s'empêcher d'émettre un soupir. Ayant passé son après-midi à finir de déblayer les alentours de nos résidences en gérance, il partait le coeur léger pour son jour de congé. Mais la météo avait décidé de le taquiner au tout dernier moment.

Il continue de neiger, nous avons entendu parler de 80 cm de "fraîche", là-haut. Le site de Bendolla affiche par ailleurs
Les conditions d'enneigement sont excellentes jusqu'en station !
Ceci n'est en aucun cas de la pub mensongère, foi d'Immobilia!

Notez que demain - jeudi 15 février - aura lieu une démonstration de sauvetage par les employés des remontées mécaniques au pylône 3 de la télécabine avec l'évacuation de plusieurs passagers bloqués dans une cabine. Les candidats au suicide peuvent toujours essayer de s'annoncer comme cobaye...? Au cas où votre présence est malheureusement obligatoire dans votre lieu d'origine et non à Grimentz, il y a séance de rattrapage la semaine prochaine, jeudi 22 février, de même qu'une "last oine" vers fin mars (www.bendolla.ch pour tout complément d'information).

De fil en aiguille, ces précipitations nous amènent à une actualité plus détendue. Et même plus. Une activité! Passez une bonne veste chaude, enfilez gants et bonnets, cliquez sur l'illustration, sautez dans vos Monboot et filons! Nous allons faire de la luge :-)

Le jeu consiste ici à créer sa propre piste à l'aide du crayon, puis à la dévaler. Facile?? Créez votre premier tracé avant d'en juger... Quant à la suite, elle vous appartient, mais n'hésitez pas à nous faire part de vos records, on est déjà MDR!

mardi 13 février 2007

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule et la fiscalité suisse en otage

Si j'étais présomptueuse, je dirais que les médias, La T(élévision)S(uisse)R(romande) en l'occurence, m'ont enfin écoutée. Ou lue. En effet, nous avons eu droit ce soir aux nouvelles à un superbe reportage tourné aujourd'hui même à Zinal. Poudreuse et bonne humeur. Tels étaient les arguments-phares de ces quelques minutes de bonheur sur les pistes dûment commentés par le directeur des remontées, Pascal Bourquin. Ouf, notre réputation est sauve!

Mais... l'est-elle aussi en ce qui concerne notre fiscalité? Nous subissons une attaque en règle de nos amis européens. Ces derniers ne sont pas d'accords avec notre politique fiscale, qui est au demeurant cantonale et non fédérale (multipliez donc le problème par 26 pour imaginer la suite). Elle génère une concurrence qui, sur la base d'accords de libre échange passés en 1972, est tout à coup remise en question. On ne vous reparlera ici ni d'un Schumacher, ni d'un Johnny qui est d'ailleurs déjà en train de consulter sous d'autres cieux puisqu'il se retourne vers sa patrie d'origine afin d'y faire valider ses papiers dans le but de s'installer du côté de Monaco. Donc la Suisse... Bref. Curieusement, on peut se demander quel type de débat - mais déjà quel type d'information est relayée - auprès de nos amis belges, luxembourgeois, français ou autres? Quel regard portez-vous sur nous, chers amis et hôtes, vu sous l'angle de cette actualité??

Et voilĂ !

Voilà, je crois que cette fois, nous sommes bons pour quelques jours au moins. Danielle, dans son très pertinent commentaire du post précédent n'a pas précisé s'il a aussi bien neigé du côté de Crans-Montana. Là, je pense qu'on a de quoi partager. Quant à Stéphanie, Greg et tous les autres, soyez rassurés pour vos vacances de ski!

Voici donc chacun des côtés de l'agence ce matin. Je vous laisse apprécier.

Côté village (ouest)

Côté église (sud)

Côté vallée (est)

C'est tout blanc...

lundi 12 février 2007

Avez-vous remarqué?

Avez-vous remarqué? C'est toujours la catastrophe sur les pistes de ski! Pourquoi est-ce que les médias se ruent sur les champs des Alpes les moins favorisés pour décrier la pluie et les fermetures en conséquence au lieu de se déplacer plus avant pour constater notre beau manteau blanc?

Pourquoi toujours voir le verre vide? C'est rageant cette mentalité de pleurnicheurs, non? Et maintenant, tout le monde croit que la Suisse entière souffre des mêmes maux, que c'est nul et fermé partout.

Finalement, je ne suis pas loin de penser que le système français a du bon et qu'un gouvernement fort et centralisé, avec une politique claire (enfin... sur certains sujets en tout cas, quant au reste, nous ouvrirons le débat d'ici à l'automne si le coeur vous en dit) part au moins du postulat que l'optimisme fait avancer le schmilblick. Ceci est pour le moins mon idéal, j'en conviens. Quoi qu'il en soit, même si l'intention politique n'est pas dénuée d'intérêt, elle tend dans ce cas précis à la mise en valeur des milieux touristiques pour un bien.

Si seulement chaque être, chaque entité souhaitait en tout temps tendre vers un bien... (STOP! le programme commence à s'alourdir).

Bref. Que pensez-vous de cela? Répondez en cochant notre nouveau sondage ou faites-nous part de votre réflexion par commentaire!!

Le ciel nous tomberait-il enfin sur la tĂŞte?

Sybille, Grégoire, Stéphanie, Danielle et tous les autres,

C'est trop beau, il est entrain de neiger à gros flocons! Nous avons ce matin une dizaine de centimètres au village pour le moment et les webcams des pistes se sont perdues sous les flocons. D'épais nuages sur nos têtes nous laissent présager du meilleur.

Petit feed back plus tard dans la journée. Pour le moment, je vous laisse apprécier l'illustration et les images auxquelles elle mène si vous cliquez dessus.

A+ et bonne journée

12h54. Y pleut, y neige. Le temps brasse de l'air. Vraiment.



Euh... si on n'a pas le mètre de neige après ça!

dimanche 11 février 2007

Jour de pleine lune, suite et fin de ce fameux vendredi 02 février 2007

Tout avait pourtant bien commencé.

Arrivée à la télécabine peu avant 18h30, l'aire de départ était pleine de monde. Peu surprenant. Ce type de soirée rencontre depuis des années un immense succès. L'attente à la caisse s'est vite muée en instant de causette avec un compagnon d'attente au visage connu. L'ambiance était détendue, mais paraissait feutrée. Un sentiment d'insolite devait habiter les esprits des touristes comme le mien. Il est en effet peu courant de prendre la cabine pour s'enfoncer au milieu de la nuit dans le silence, de s'échapper des lumières de la civilisation. Le strict contrôle de sécurité des remontées mécaniques en rajoutait encore à la solennité du moment, au tourniquet. D'aucun en attraperait la chair de poule. Et... si la cabine, en ce soir de pleine lune, se voyait attaquée par le loup-garou? Au beau milieu de son parcours, là ou elle frôlerait presque le sol! Quelqu'un pour voler à notre secours? Que nenni! On ne s'en rendrait compte que bien plus tard. Trop tard.

Parfois presque en chuchotant, des grappes de personnes se pelotonnent dans leur abri. D'autre fois, des groupes, ravis de l'aubaine, s'y engagent à grand renfort de cris de joie et de gesticulations. Ces derniers, convenez-en, ne penseront pas une seconde au loup-garou, sûr!

Au restaurant, même ambiance, bien que les discussions allaient bon train de table en table et que les gens s'interpellaient gaiement. A la cuisine, il y avait des caquelons à fondue partout, partout, partout et le service se hâtait dans tous les sens et dans la bonne humeur pour placer ou servir les gens. La fondue fut excellente, un honneur dont ne se dépare apparemment jamais notre restaurant d'altitude (non, ceci n'est pas un encart publicitaire, foi d'Immobilia). C'est à la fin du repas que tout s'est gâté. Les estomacs repus, les esprits échauffés par l'alcool, fatigués par une semaine ardue (si vous y voyez d'autres raisons pour justifier le carnage général qui va suivre), la tension a fini par se relâcher... complètement! Et dans cette sordide histoire, le malheur du restaurant, c'est de vouloir faire les choses en règle pour un bon repas digne de ce nom et d'avoir disposé des sets de table à toutes les places.

Et voici comment se sont terminés ces moments à la lueur des lampes électriques:



Avouez que c'est consternant. Des dames bien mises, des messieurs tout sérieux, des enfants de bonnes familles se découvrant tout à coup fanatiques d'aviation. Bref, ça ne volait plus très haut. Ce doit assurément être l'effet de la pleine lune.

Mais ça rigolait.

Puis vint le départ tant attendu. Chacun y allait de son truc pour se préparer. Qui de la crème lunaire ou des lunettes lunaires, ça rigolait. Dehors, il s'agissait d'établir quelques points de repères pour discerner les personnes qui font partie d'un même groupe, histoire de ne pas se perdre inutilement. Il n'avait pourtant pas été si malaisé de retrouver ses skis. Le court trajet pour rejoindre le télésiège des Grands-Plans, la stricte ordonnance de la file d'attente avant de l'atteindre finirent par rassurer tout le monde. La lune est si claire qu'elle permet une vision très nette à travers la nuit.

Les températures restaient étonnamment douces pour un début février. La montée nous paraissait complètement surréaliste et le ballet des ratraks sur le versant des Becs de Bosson nous offrait une image de feux follets de la montagne magique. La continutation en solitaire du téléski de l'Orzival finit de pénétrer les derniers irréductibles aux charmes de la lune et le spectacle qui s'offre aux yeux des skieurs en arrivant au sommet du panorama se passe tout simplement de description.

Un petit coucou à nos amis de la Noble, en face (photo), avec vue sur Crans-Montana et les pistes éclairées du vendredi soir et c'est alors que s'amorce la descente, ce qu'il reste à faire lorsqu'on a atteint les étoiles. La descente est ensuite un pur délice. Peut-être avons-nous été précédés par quelques skieurs, mais cela ne se remarque qu'à peine tant l'impression de voler sur un nuage de ouate vous saisit de la tête aux pieds. Ou plutôt, des pieds à la tête. Et cette obscurité environnante qui vous emporte dans un tourbillon d'irréalité. Suis-je bien entrain de vivre ce que je suis entrain de vivre? Ou ai-je trop bu?. Une frayeur tout à coup! Un objet non identifié s'en vient à toute vitesse à ma rencontre! Freinage d'urgence. L'objet continue son chemin. Pfffff! J'ai eu chaud car je ne m'étais pas rendue compte que l'ombre d'un siège, suspendu à son câble s'avançait à quelques pas de moi. Dans la nuit, impossible de donner une consistance aux ombres et, bien qu'elle fut absolument plate, je l'ai crue un instant menaçante.

Notre petite équipe se retrouvait donc à chaque arrêt au complet, chaque fois plus saisie par le bonheur de planer sur une telle qualité de neige, avec si peu de monde et dans une clareté si diaphane. Au fur et à mesure de notre progression, notre joie se teintait pourtant de nostalgie car les lueurs du village se rapprochaient à trop grande vitesse. Le bonheur allait prendre fin et nous tramions déjà de nous la refaire en rejoignant les sommets par nos propres moyens s'il le fallait. C'est avec les joues en feu et les paupières tombantes que nous nous sommes quittés, dans le silence de la nuit.

Tout s'est donc très bien terminé.

vendredi 9 février 2007

Nouveau : bus navette Ă  Grimentz!

Une victoire sur la gestion de la circulation à Grimentz? En tout cas un pas inédit dans les anales, un essai qui, s'il est concluant, sera évidemment reconduit à la grande satisfaction de tous.

Une collaboration entre la commune de Grimentz, l'agence Holimont de même que Transitec, bureau d'ingénieurs, L'Oiseau-Bleu, agence de voyages, et CarPostal a permis la mise sur pied de tout un réseau selon plan ci-dessus à travers le village pour un mois. L'opération débute demain matin. La circulation sera continue avec une fréquence de 15 à 20 minutes dès 08h30 et jusqu'à 18h00 avec une pause entre 13h00 et 14h00. Le transport sera gratuit.

Cette initiative rend plus accessible des logements situés à l'extérieur du village, souvent des chalets fort agréables et ensoleillés n'ayant pour seul inconvénient que d'être éloignés des pistes de ski. Cette initiative rend aussi l'organisation des familles et de leur matériel de sport plus aisée car il est parfois difficile d'obtenir un casier aux pieds des remontées mécaniques. Ces tracas demeurent, aussi dérisoire que cela puisse paraître vu de votre écran, des freins importants.

Nous espérons ainsi pouvoir illustrer cette nouvelle par une navette pleine à craquer tout prochainement ou vous faire un bilan positif au terminus!

jeudi 8 février 2007

Beaux flocons, magnifiques flocons!

Il floconne joli, mais sera-ce suffisant?

Une grosse déflagration a retenti, il y a un moment. Impressionnant. Peu habituel. La seule piste que nous ayons sur le sujet est un minage simultané sur les 2 versants de Grimentz et Zinal, mais elle reste boîteuse à mon sens. Fameux timing, si ce devait être le cas. Le village n'a - et pour cause! - pas été détruit par une avalanche, en tout cas;-) Nous espérons que ce ne soit rien de grave.

19h00 le mĂŞme jour

Il a neigé environ 2 heures, ce matin. Pas de couac fouetter un bonhomme de neige.

La déflagration de ce matin a été suivi d'une seconde en pleine heure de sieste (pour certains). Renseignements pris, il s'agissait bien d'avions supersoniques. Pour avoir vécu l'événement il y a quelques années à Sion, capitale du Valais, l'éventualité paraissait plus que plausible. Sauf qu'à Sion, les commerces des environs de la gare ont vu leur baies vitrées voler en éclat. M'enfin, on en a pas été loin en tout cas. Tout a vibré si fort. Pour la 2ème déflagration, nous étions dans la rue et c'était comme un souffle qui nous traversait tout le corps. N'essayons par conséquent même pas d'imaginer une bombe qui explose en pleine guerre. Ou en plein film d'action.

Ces 2 déflagrations me turlupinaient. J'ai donc été cherché quelques réponses auprès de notre copain Thierry, fervent adorateur de Grimentz et pilote professionnel chevronné.

Les avions supersoniques ne dépassent le mur du son qu'à partir de 10'000 mètre d'altitude (mètres ou pieds, j'ai un doute tout à coup en écrivant un chiffre aussi énorme car à 10'000 mètres, on est déjà dans la stratosphère, non?). Par mesure de sécurité? Est-ce que la force de frottement des objets y est réduite? Quand on commence à y réfléchir, de nombreuses questions surgissent dans les esprits. Petit tour donc sur Wikipédia (Wiki pour les intimes) à la page Mur du son où on y apprend tout ce qui tourne autour du phénomène.

A savoir pourquoi la chose s'est répétée en début d'après-midi alors que la première onde de choc avait été si violente, Thierry m'a répondu que l'effet n'est jamais vraiment identique. Selon les conditions météo, de nuages ou d'humidité, le bruit est parfois amplifié ou carrément étouffé. Wiki nous explique :
En altitude, deux phénomènes se combinent : d'une part, l'énergie de l'onde est conservée dans le cône de choc, et donc se dilue quand ce cône s'élargit : elle est inversement proportionnelle à la distance de la source d'origine (ou au rayon du cône). D'autre part, l'atmosphère n'étant pas homogène, il y a des phénomènes de réfraction (exactement comme des mirages) qui font que l'énergie du choc tend à se dissiper vers le haut.

Du coup, les supersoniques en altitude ne s'entendent pratiquement pas au sol; il faut un passage à basse altitude pour que le « bang » supersonique ait un effet quelconque.


La dernière phrase nous laisse songeurs, mais Thierry nous rassure sur les normes de sécurité établies par les forces aériennes suisses, tout en précisant qu'en cas de dégâts, comme ce fut le cas à Sion il y a quelques années, ces mêmes forces aériennes sont malgré tout assurées par un fond servant à couvrir les dommages éventuels. Bref, éludons, si vous le voulez bien car le sujet est épineux.

Toujours est-il qu'apparemment personne n'a réclamé la première fois et que l'armée a continué en tout impunité (ici, j'ironise) ou plutôt en toute ignorance des répercussions.

Et les avalanches, dans tout ça?? Ben oui, dans les Alpes au beau milieu de l'hiver... bien que nous ayons connu meilleures conditions de neige. Si tel devait effectivement être le cas, il est des instances dûment dotées des pouvoirs adéquats pour empêcher tout vol supersonique. On se rappelle les hélicoptères qui n'osaient rallier Loèche-les-Bains, ce fameux hiver de 1999, au risque de voir des pentes entières dévaler sur le bas du village. C'est pourtant ce qui a fini par se produire, mais ceci est une autre histoire.

Bref. Nous voilà donc rassurés quant aux intentions non violentes de notre Confédération. Peut-être saurez-vous amener des éléments complémentaires passionnants sur le sujet par commentaires interposés? Peut-être établirez-vous d'autres bases de réflexion?

Quant à moi, je profite perfidieusement de l'occasion pour rappeler à notre copain pilote qu'on attend toujours avec impatience de le retrouver à l'aérodrome de Sion afin d'expérimenter le tout, qui sait? La suite du reportage serait superbe :-)

mardi 6 février 2007

HĂ©bergements touristiques

La thématique très actuelle, et certainement polémique du canton du Valais, reste l'affaire du moratoire. Le sujet a déjà été évoqué sous l'angle grimentzard à l'époque de notre ancien blog puisque nous y sommes - oh, bien malgré nous! - directement impliqués. Journaliste émérite, Danielle Emery Mayor de Sixième Dimension, nous en fait un résumé fort bien documenté et agrémenté de commentaires bien relevés, dont celui de notre collègue agent immobilier de Verbier, Daniel Guinnard.

Prenez-en connaissance à l'adresse http://blog.sixieme-dimension.ch/tb.php?id=146 et nous reviendrons sur le sujet ultérieurement, afin de replacer notre petite église de Grimentz au milieu de tout cela. En effet, c'est bien cela qui vous intéresse plus précisément, non?

Entre-temps, appréciez l'ironie en image de l'excellent dessinateur Claiva, papa de Reinette, mascotte valaisanne du Nouvelliste. Parution du samedi 3 février.

La neige et la vache

Bonsoir Ă  tous,

Non, le titre de ce blog n'est pas le dernier slogan de Grimentz. Les géraniums restent tout de même plus porteurs que les vaches, mais nous aurions pu y croire un instant, je vous le concède.

Tout d'abord pour répondre à la question "est-ce qu'il neige?" de Danielle, je réponds pour le moment qu'il neigeotte. Eh oui! Il faudra apparemment se contenter de cela pour cette nuit... En tout cas dans le Val d'Anniviers, mais il en va certainement de même en face, du côté Noble Contrée. Nous verrons demain matin, mais je ne pense pas que le chasse-neige fera office de réveil. Affaire à suivre.

Je reviens brièvement sur mon histoire de vache, parce que, vraiment, je n'en ai apparemment pas mesuré la portée et l'intérêt en l'écrivant!! Hormis les commentaires de Gertrude et Sibylle que vous avez pu lire sur ces pages, permettez que je vous fasse part de quelques petits florilèges reçus par e-mail sur le sujet:

Jocelyne (études de vétérinaire):

Merci beaucoup pour le scoop et pour les vidéos et photos que tu as prises!! J'ai beaucoup aimé pouvoir les visionner et avoir un petit aperçu de ce que je vais vivre dans quelques années, bien que si je serai appelée, la naissance risque d'être quelque peu moins académique ;-)

Je vais m'empresser de donner l'adresse du blog Ă  des amis de classe qui seront surement tout aussi contents que moi de voir la naissance de ce petit veau.

Quelle chance tu as eu de pouvoir y assister!!

Nelly:

Trop beau l'accouchement me rappelle ma jeunesse

Manu:

La partie sur la naissance du veau ne peut d’ailleurs laisser personne indifférent et nous ramène à des réalités beaucoup plus terre à terre et sympathique que les histoires touristiques valaisannes actuelles… ;-)

(ndlr. no comment, sinon j'hypothèque ma nuit de sommeil sur le sujet)

Annette:



Le coup de la vache, même les grimentzards ne connaissent pas comment se passe une nuit à l’étable. Pour ma part, j’ai eu de la chance d’assister à un vélage… et à part l’odeur … c’était émouvant. J’avais 12 ans et j’ai pleuré quand Chouquette a mis son veau au monde.

Sans parler des personnes croisées sur mon chemin dans la journée. Brigitte, mère de famille s'est faite houspillée par son mari car elle a omis de mettre son fils au lit à l'heure. Ils lisaient mon post :-) Les réactions m'enthousiasment, tout simplement, et me donnent envie de développer bien d'autres thématiques. A commencer par clore cette fameuse journée de pleine lune, vendredi 2 février, mais il me faudra certainement y revenir un jour tout prochain car il se fait déjà tard.

Avant que je vous quitte... sur les pistes aujourd'hui, très bonne qualité de neige, pas trop de monde, pas trop froid. Si vous êtes tenté/e/s, à votre place... M'enfin, je ne voudrais pas retourner le couteau dans la plaie (cf. commentaire de Stéphanie).

dimanche 4 février 2007

"LE" Immoblog

Chers amis,

Voici un grand jour. Notre nouveau blog prend forme et se trouve être bien plus bôôôôôôôôô. Dans un style épuré et rafraîchissant, il me permet d'ajouter des éléments dynamiques qui, je l'espère, feront votre bonheur. Quoique. Ce n'est pas tant les apsects techniques qui en font quelque chose de sympa et dynamique, mais bien plutôt l'utilisation qu'on en fait. Je vais donc continuer à me donner beaucoup de peine dans ce sens (en priant le seigneur pour qu'il me conserve mon statut de célibataire encore fort longtemps car c'est le seul moyen que j'y vois de tenir la promesse faite ici, hihi). Par conséquent, vous trouverez désormais dans la barre de droite différentes facilités, soit:

  • un classement par mois et par date visuel avec repère immĂ©diat des jours avec et des jours sans ;-)
  • un champ de recherche hyper pratique et aujourd'hui in-dis-pen-sable
  • un classement des billets par catĂ©gorie qui flatte mon amour de la logique des thĂ©matiques abordĂ©es
  • une archive, bien sĂ»r, qui offre une palette de recherche diffĂ©rente et plus connue de celles mentionnĂ©es aux points prĂ©cĂ©dents
  • des liens, condition sine qua non de tout ce qui existe sur le net (site, blog, etc.). Visitez en particulier les webcams et retrouvez les Ă©crits datant d'octobre 2006 Ă  janvier 2007 sur notre ancien blog
  • des fils rss et atom pour blog et commentaires. En cliquant sur l'un d'eux, vous vous abonnez Ă  notre blog ou Ă  ses commentaires. La plupart d'entre vous connaĂ®t dĂ©sormais le principe et, grâce Ă  cela, vous ne perdez pas... un fil. Rss ou atom? On s'en fout, essayez et si ça marche pas, passez Ă  l'autre format, tout simplement

et enfin

  • un petit code sympa me permet aussi de vous proposer des sondages car on a toujours tous envie d'y rĂ©pondre lorsque le cas se prĂ©sente! C'est drĂ´le, mais ça peut aussi ĂŞtre un instrument sympa pour mieux vous connaĂ®tre ou mieux apprĂ©hender vos attentes.

Comme sur tous les blogs, vous avez la possibilité de poster vos commentaires. Sur notre ancien blog, vous vous en rappelez, nous avions lancé un concours à propos de chutes de neige éventuelles (notez que nous attendons toujours le vraie couche, même si nous avons clos ce concours par un apéroblog, mais enfin bon), tout ceci par commentaires interposés. Sur ce nouveau blog, il est vraiment tout tout simple de se faire lire. Plus d'option à la gnurf, mais un nom, des champs facultatifs, un commentaire et c'est parti mon quiqui!

Qui se lance?

Voilà, je vous passe tous les petits détails techniques qui améliorent l'utilisation des informations postées, des cookies qui vous reconnaissent à votre prochain commentaire ou des liens directs à certaines pages, dates, thématiques, etc. Sans compter pour moi la possibilité de vérifier le succès chiffré de mes pages. Bref, un vrai régal!

Continuerez-vous Ă  me suivre dans ces aventures?

samedi 3 février 2007

Nouvelles de l'accueil

N'imaginez pas que la vie à Grimentz est rose tous les jours. Vous y venez en vacances, soit, mais cela ne veut pas dire que nous sommes en vacances toute l'année. Et ceci est une réalité qui vous étonne parfois. Les pires jours sont par ailleurs les plus beaux. Inversez la phrase, le résultat reste le même: les plus beaux jours sont les pires...

Observez l'image ensoleillée de notre webcam, consultez la page sur laquelle nous les avons toutes regroupées, surtout celles qui donnent sur les pistes de ski par ce même temps et vous comprendrez tout de suite notre désespoir! Parfois, mieux vaut passer son hiver sous la couche de brume pour ne même pas y penser.

L'occupation de cette semaine atteint une bonne moitié de nos logements. Dernière semaine de calme relatif avant le gros boom. De plus, le soleil sera à nouveau de la partie car nous passerons comme d'habitude "en marge" des dépressions et comme les conditions de neige sont très bonnes, je n'ai qu'une seule suggestion... mais voyez donc plutôt vous-même en consultant les webcams des pistes de Grimentz, particulièrement celle des Grans-Plans qui atteint son rythme de croisière avec des options vraiment sympa pour visionner les différents plans avec une qualité exceptionnelle.

Mais... je me dissipe Ă  nouveau....

Le taux d'occupation de la semaine suivante monte en flèche jusqu'à 90% et atteint une occupation totale et complète pour les 2 grosses semaines de Carnaval, soit jusqu'au 3 mars. Mais cela, je vous l'avais déjà confié.

Le chassé-croisé d'aujourd'hui s'est bien passé. Le temps magnifique n'a en aucune manière compliqué les choses. Bien des Suisses en vacances cette semaine en ont profité pour arriver tôt, très tôt, afin de rapidement s'annoncer avant de dévaler les pentes de bon matin déjà. D'autres, pourtant partis à la même heure de chez eux, ne sont arrivés que fort tard dans la journée et les 900 kilomètres rapidement avalés leur avaient scotché un teint blafard à leur imposer de plus longues vacances pour se refaire une santé. Pour faire ce déplacement, autant s'organiser en conséquence et multiplier la période de repos d'autant. Alors, bonnes vacances, chers vacanciers.



N.B. Les messages de l'ancien blog (octobre 2006 Ă  janvier 2007) sur l'ancien Immoblog

vendredi 2 février 2007

Le DĂ©mon de la pleine lune

Aujourd'hui, jour de pleine lune. Au programme, la journée doit se terminer par une fondue-lune, soit une fondue au restaurant d'altitude à Bendolla, ce soir, puis une montée des pistes jusqu'au sommet de l'Orzival à la lumière de la pleine lune.

Aujourd'hui, jour de pleine lune. Un coup de fil à 07h07 ce matin alors que mes paupières ne se décidaient que difficilement à s'ouvrir. Cet événement n'était pas vraiment au programme.

C'était le moment. Après des jours de retard et des fausses alertes, la vache allait enfin mettre bas. Enfin, nous l'espérions. Dans les tremblements de la précipitation, j'ai saisi au vol chaussettes et sous-vêtements dans le panier à linge sale (inutile de faire mieux pour la circonstance), récupéré les vêtements et chaussures prêts pour l'emploi sur le balcon, attrapé appareil-photos et clés au vol. Il m'a tout juste fallu une dizaine de minutes pour rejoindre l'étable. Un exploit à relever!

Et l'attente a commencé dont voici un bref résumé par écrit, en images et en vidéos. Il vous suffit de cliquer sur l'illustration ci-contre pour ouvrir la galerie-photos. Attention, certaines d'entre elles ne sont pas vraiment appétissantes. Âmes sensibles...

Je commence.

A ses tétines, on ne pouvait louper la vache. E-normes. De quoi renvoyer Pamela Anderson à ses opérations. D'abord tranquille, elle a fini par se contracter et haleter, les yeux exorbités. Au bout d'un moment, elle s'est relevée et s'est mise à brouter. Mais le travail a recommencé. Elle s'est recouchée au risque de faire exploser ses tétines... De façon presque inespérée, le placenta est sorti assez rapidement. Une pause à nouveau jusqu'à ce qu'apparaisse une des pattes antérieures du petit veau. La vache s'est relevée. Pas longtemps. Enfin, 2 belles et grosses pattes sont apparues, que le vacher s'est empressé d'harnacher pour les empêcher de repartir en sens inverse et pour accompagner la maman dans son travail. Le museau a commencé à pointer, à peine reconnaissable sous la gangue protectrice du placenta. La gangue s'est brisée et le museau, langue pendante, a pris son premier bol d'air. Puis, tout s'est accéléré et je garde de ces instants un souvenir confus et précipité. Une bête à première vue plus lourde que moi s'est ainsi complètement dégagée et a fini, suintante, sur la paille, un veau passablement interloqué, vigoureusement malaxé et frotté par des bêtes bizarres, sans cornes (enfin...?) et à 2 pattes. Le veau a rapidement été déplacé dans un petit espace amménagé pour lui. Il a ensuite été contraint de boire le premier lait de sa mère, mais aussi contraint pour apprendre à le faire, afin d'avoir les forces suffisantes pour tester ses 4 échasses à sabot.

Tout au long du processus, le vacher s'est volontiers appliqué m'expliquer nombre de choses pour répondre à mes questions. Il trouvait même les comparaisons les plus efficaces et rapides à ma compréhension en décrivant une espèce de liquide huileux de "crème de jour". Eclats de rire. Bref, selon lui, la naissance à laquelle j'avais assisté était tout simplement "académique".

Do, le propriétaire avait emmené avec lui une bouteille de vin chaud, pour la maman, et de la teinture d'iode, pour le petit. Au regard du vacher, mi-excédé mi-amusé en écoutant ses instructions, il était aisé de comprendre que chaque propriétaire y aller de son remède de bonne femme.

Sur le pas de la porte, j'ai encore promis à l'heureux propriétaire que je ferai un saut à l'agence pour saluer tout le monde avant de rentrer me rafraîchir. J'y ai été accueillie par des hauts cris, mon odeur âcre ne leur convenait apparemment pas. Le temps d'avaler un bol de céréales pour me rendre compte que cette odeur me serait à moi-même insupportable. Des soins adéquats s'imposaient donc. Ce que j'entrepris sans tarder et ceci jusqu'aux plus menus objets qui m'avaient accompagnés dans cette aventure!

...Bizarre de se retrouver assise entre un guichet et un écran d'ordinateur une petite heure plus tard, bien que le quotidien reprenne vite le dessus. Et ce soir, fut une soirée magnifique, une excellente fondue et une descente de pistes de ski au clair de lune, j'ose à peine vous en parler! Mais ceci pour le prochain épisode...

Ce vélage en images



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jeudi 1 février 2007

Test

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