[Flashback complet sur les écrits de la loi sur le tourisme en fin d'article.]

Restons-en pour le moment au financement. Il y a une ann√©e, le Conseil d'Etat valaisan souhaitait 1 imp√īt cantonal touristique pour simplifier le syst√®me actuel des 5 taxes. Mais le Parlement pas d'accord, la commission cantonale en charge du projet aboutit √† 7 taxes! Pas vendable, l'imp√īt cantonal. Vu de la montagne qui vit de l'accueil, le constat est sans appel. Majoritaires, les milieux citadins ne se sentent pas trop concern√©s par le tourisme et n'ont par cons√©quent pas l'intention d'y souscrire, √† ce nouvel imp√īt. Et pourtant... mais bon.

L'analyse des taxes, de leur d√©finition et crit√®res (ex. forfait propri√©taire peut-√™tre plus juste et ais√©ment applicable si bas√© sur le m3 de leur r√©sidence secondaire que le nombre de nuit√©es), du moyen de leur perception ou leur r√©partition peut nous mener loin. Gardons plut√īt une vue d'ensemble. Quoi qu'il en soit, le budget de la branche sera augment√©, l'id√©e de l'entit√© Promotion Valais para√ģt n√©cessaire. Celle d'un observatoire du tourisme un must.

La répartition de notre beau canton en 9 régions touristiques est loin de faire l'unanimité. Les différents partis proposent selon leur affinité 1 pour le Valais entier, 3 régions - le haut, le centre et le bas du Valais, la cohérence régionale - voir interrégionale et même internationale avec Aoste ou la Savoie - et même encore un droit de véto pour les grandes marques [destination forte, ex. Crans-Montana, Verbier ou Zermatt]. Moyennant les conditions à lire dans l'historique de la loi, le Val d'Anniviers n'a pas les moyens, en terme de nuitées comme de... finances, de se constituer en région à part entière. Il lui manque de toute manière une locomotive.


Notre vallée souffre à sa région. Liée à Sierre sous l'égide de Sierre-Anniviers Tourisme, elle se sent happée dans l'étau d'une entité qui englobe Sion et environs appelée Coeur du Valais qui dépasse aujourd'hui le simple regroupement administratif qui avait été avalisé en son temps. Les commerçants grimentzards et st-jolinards avaient déjà largement évoqué le sujet l'année dernière. La commission Economie publique de la fusion des communes a également débattu du sujet durant l'été, bien qu'il n'en ait pas été question sur ces pages.

Les commer√ßants de notre village, unanimes, ne trouvent pas leur compte √† Coeur du Valais. Le reste de la vall√©e se rallie-t-il √† son opinion? Tous les moyens seront d√©sormais rapidement mis en oeuvre pour le savoir et f√©d√©rer ses troupes. Le voeu est ici de reprendre en main notre image et notre destin√©e touristique! Tout en accueillant tr√®s favorablement une unit√© marketing valaisanne sous l'√©gide de promotion Valais bien s√Ľr. Revenir clairement √† SAT en est le but.

Anniviards et sierrois auront tout prochainement l'occasion de s'exprimer et l'espoir d'être nombreux à ces assemblées générales est vif!


Donc, la partition en 9 régions du Valais ne s'annonce pas idéale pour nous. C'est pourquoi on analyse ici pleinement l'éventualité d'une union avec une locomotive, puisque c'est d'une marque dans le sens de la loi même qu'il nous faut pour avancer. Si la cohérence géographique nous permettrait de nous unir à Zermatt par l'autre versant du Cervin [vous voyez d'ici les rencontres au sommet? :-D], avec tous les avantages que ce mariage pourrait comporter, c'est vers Crans-Montana que nos yeux se portent. Sans trop influer leur ordre de marche certainement, nous leur apporterions une complémentarité de marché et... le si beau panorama de nos montagnes. Mariage forcé, arrangé ou logique?

Le décor est planté. La discussion doit maintenant concrètement se poursuivre. Les grimentzards et les st-jolinards st-jointis souhaitent s'éloigner de la région Coeur du Valais et - de concert avec tous les anniviards ils l'espèrent! - tiennent à se faire entendre. Et ceci quel que soit notre contexte politico-touristique.

Alea jacta est.

Début du flashback.
L'historique de la loi.
Une série en 1 et 2, 3, 4, 5 épisodes, interviews du Nouvelliste durant la première période de décembre, des grands acteurs touristiques sur la question.
A lire ces 6 revues de presse, on croirait déjà n'avoir à faire qu'à une loi de chiffres alors qu'il est question de vous accueillir.
Bref, les députés entrent matière et la session de février au parlement sera chaude.
Fin du flashback.