C'est ensuite le choc, brutal. Les cornes se nouent et la danse commence. Rien à voir avec une valse à trois temps, c'est un tango torride et langoureux, une pause parfois entre deux histoire de changer le disque, puis la chute. Encore un pas en arrière, enfin 2 ultimes en avant et la fuite. 10 secondes ou 10 minutes, le combat dure toujours une éternité.

Autour d'elles des propri√©taires en transe qui s'agitent. On en a m√™me vu un jeter son b√Ęton avec col√®re, comme McKenroe sa raquette [parce que vous avez d√©j√† vu Federer s'√©nerver, vous?].

Pis après?

Ben après, on est parti à la cantine se ravitailler, parce qu'il faisait vraiment trop froid sous cette neige. Les vaches, elles, vont continuer à se voir et croiser les cornes jusqu'en septembre, bien que certaines d'entre elles auront vite compris qu'il ne faut pas chercher trop de noises à d'autres. Bref, elles prendront vite leurs petites habitudes. Durant ce laps de temps, elles auront tout de même aussi largué quelques litres de lait en route pour la confection de ce si savoureux fromage d'alpage sur lequel les mêmes qui étaient ce matin sur l'alpe se jetteront à la tombée de l'automne.

Pas de regrets pour ceux qui ne pouvaient √™tre l√† aujourd'hui, il caillait vraiment et la d√©salpe est d'ores-et-d√©j√† pr√©vue comme un √©v√©nement d'envergure. Notez que, dans le pass√©, l'inalpe a d√©j√† carr√©ment d√Ľ √™tre report√©e [pour cause de neige, si si!] car on n'a pas encore cr√©√© des skis sur-mesures-pour-vaches. Vous les voyez y mettre les peaux-de-phoque?