En mai 1999, notre petit village ne l'avait pas vu venir. A deux reprises, il fut dĂ©vastĂ© par des mĂštres cubes de boue et d'eau qui lui tombait soudain sur la tĂȘte. Plusieurs personnes ont alors vu la mort de trĂšs prĂšs et n'eurent la vie sauve que grĂące aux rĂ©flexes de l'un ou Ă  la mansuĂ©tude de leur sort pour les autres.

Faut-il encore vous rappeler les évÚnements des 12 et 14 mai de cette année-là?

Pourtant et partout dans le monde, l'eau ne cesse de tuer. Elle emporte sans mĂ©nagement, parfois des citĂ©s entiĂšres, sans que quiconque puisse crier gare. CouplĂ©e Ă  un Ă©lĂ©ment naturel comme le vent, on n'aura d'autre choix que de se rĂ©signer face aux Ă©vĂšnements, domptĂ© par le sort. Que dire ensuite d'une reprise Ă  un cours normal de l'existence? Mais que dire surtout d'une disparition qui dĂ©coule de l'inattention ou carrĂ©ment de la bĂȘtise humaine? Que toute cette histoire finisse devant un tribunal n'y changera rien. L'enfant disparu est un drame insurmontable. Bien trop vite arrivĂ©.

C'est exactement pour Ă©viter cela que les hydroguides souhaitent intervenir dans nos consciences et nos existences.

Lire la suite