La tĂȘte, justement. Un jeune Anniviard d'origine chandolinarde fait parler de lui, ces jours, sur la scĂšne politique cantonale:


Tandis que les pieds d'autres, ceux d'Augustin - devenu une pointure sur la scÚne internationale de sa discipline, la course à pattes - et de David qui a délaissé son vélo, cet été, les emmÚne toujours plus loin. David nous raconte quelques épisodes de son crû.

Au village, tout est sinon plutÎt calme. La folie a emporté l'esprit des hommes, loin de leur quotidien, de leur travail et de leur famille pour une période qui va pourtant bien vite s'écouler: celle de la chasse. Appelez votre notaire ou votre électricien [ils se reconnaßtront parmi d'autres ;-) ] et vous vous casserez le nez sur la secrétaire ou la femme dont les 3 points de suspension serviront avec éloquence à vous faire patienter une petite quinzaine.

Le JDS par Bertrand Crittin nous a d'ailleurs pondu un excellent article, trÚs instructif pour une profane, qui résume de maniÚre trÚs intéressante les conséquences sur le gibier du rigoureux hiver que nous avons traversé et ce que la chasse représente pour nous en Anniviers, comment elle se pratique, quels sont les effectifs et objectifs:

Les disciples de saint Hubert sont à l'affût. L'ouverture de la chasse est prévue lundi 14 septembre. Comment s annonce la saison 2009? Réponses avec des spécialistes. BERTRAND CRITTIN La date est inscrite au feutre noir dans nombre d'agendas. Lundi 14 septembre marque le dé- but de la chasse en Valais. L'an dernier, le Ser- vice de la chasse a délivré plus de 2700 permis, un record! «2009 sera sensiblement égal à 2008. La chasse, c'est viral», souligne malicieu- sement Yvon Crettenand, biologiste cantonal. Et cela se présente plutôt bien. «Le gibier est sain. Il y a quelques petits foyers de kératocon- jonctivite chez le chamois. Mais rien de compa- rable à ce que le val d'Hérens avait connu en 2007-2008», tempère le biologiste. L'hiver a été rude, entraînant la mort des bêtes affaiblies et chétives. La sélection naturelle s'est montrée plus insistante avec les chevreuils, moins avec les cerfs et les chamois. «Sur les quatre à cinq dernières années, le taux de mortalité est nor- mal», affirme cependant Joël Florey, garde- chasse du secteur Anniviers. Les grandes chaleurs des dernières semaines pourraient avoir des conséquences sur les tirs. Le gibier se dépla- cera en altitude, autour des points d'eau, dans les dévers, loin des territoires habituels. Aux nemrods de gérer cette contrainte supplémen- taire. La pression sur la population des cerfs, qui a augmenté ces dernières années, est mainte- nue dans la plupart des régions. «Il faut être vi- gilant. L'espèce prospère rapidement, sans une maîtrise de son évolution», relève Jacques Blanc, chef-adjoint du Service de la chasse. Les cervidés causent des dégâts aux forêts protec- trices et aux cultures. Des volets sont ouverts, chaque année, dans des réserves pour abattre les cerfs. C'est le cas en Anniviers depuis 2003. Aujourd'hui, la région compte neuf volets, y La pression sur les cerfs est maintenue en 2009. Des volets sont ouverts dans les réserves pour stabiliser et dimi- nuer sa population. L’an dernier 1473 cerfs ont été abattus en Valais, plus de 1700 en 2006 et 2007. ARCHIVES NF compris le vallon de Réchy, dans lesquels seuls les biches et les faons sont tirés. Ce système a permis de stabiliser la population dans un pre- mier temps. «La chasse au cerf a quelque peu changé les habitudes. L'ouverture des volets attire les disciples de saint Hubert, notamment les premiers jours. En Anniviers, on chasse principalement le chamois», explique Joël Florey. Petite nouveauté en 2009: le nemrod qui abat, lors de son 1er tir, une biche allaitante ou une bichette, pourra tirer une seconde biche. «Nous effectuons une gestion durable des ef- fectifs. Nous veillons à une bonne répartition du gibier dans tout le canton», dit Yvon Crette- nand. Un équilibre que le loup va enrayer? «Certainement, même s’il n'est pas un problè- me pour le moment avec des individus isolés. L'apparition de meutes dans le Mercantour ou d’autres régions de France a coïncidé avec une forte baisse du cheptel des ongulés. Le loup est source d'inquiétude pour l'avenir», conclut le biologiste. Effectifs et objectifs B.C. | Au printemps 2009, le Valais comp- tabilisait 22 000 chamois, 5086 cerfs et 5000 chevreuils. Les cheptels ont diminué par rapport à 2008: 22 500 chamois, 5582 cerfs et 6605 chevreuils. Le Service de la chasse a fixé des objectifs de tir pour régu- ler le gibier. Il espère un prélèvement de 2800 à 3000 chamois, environ 1500 cerfs, et de 1100 à 1400 chevreuils. L'an dernier, les chasseurs valaisans avaient abattu 2938 chamois, 1473 cerfs et 1544 chevreuils. Sur le district de Sierre, 292 cha- mois, 210 cerfs et 147 chevreuils avaient trouvé la mort. Pour la petite histoire, c'est sur le territoire de la commune d’Ayer que les disciples de saint Hubert ont été les plus actifs, tirant 90 chamois, 53 cerfs et 34 chevreuils.

Pour tout vous dire, je ne les envie pas vraiment, nos chasseurs. Y fait déjà pas chaud inside. Chaussettes de laine? Bon verre de rouge? Pull en cachemire? J'hésite quant à la méthode à adopter. Mais j'ai déjà mon idée sur la redoutable efficacité de l'une d'entre elle au moins. :twisted: