Bon... on appelle ça la journée des filles, mais les garçons étaient aussi de la partie, puisque Diana m'expliquait que plusieurs de ses camarades de classe mâles passaient leur journée dans plusieurs crèches de la région.

Au départ, il s'agissait bel et bien des filles car le but était de les faire sortir de certains carcans sociaux indécrottables, du style une fille devient institutrice, infirmière, secrétaire, etc. Non! Une fille peut aussi tout à fait devenir ingénieure, bouchère ou Dieu sait quoi encore. L'idée de leur faire passer une journée auprès de personnes ou d'entreprises aux métiers atypiques avait alors été mise sur pied pour nos demoiselles.

C'est ainsi que Diana avait vécu sa journée de métier atypique, l'année dernière, avec son papa maçon. C'est à coups de pelle qu'elle a alors creusé un grand trou.

Cette année, elle est venue chez nous. Il faut dire qu'elle nous connaissait un peu puisque sa maman est employée par notre agence au service d'entretien des logements. Le rêve de Diana est pourtant de devenir écrivaine [comme on la comprend!], mais elle est prête à envisager une activité telle que la nôtre s'il le fallait pour vivre.

En théorie, Diana maîtrise aujourd'hui les différents secteurs de nos activités. Elle a pu constater à quel point, même entre-saison, il est difficile de tenir un programme au quotidien face aux imprévus de tous bords à un guichet ouvert au monde. Elle a même réservé et assuré le suivi de ses prochaines vacances [à Grimentz, bien sûr... where else?]. Elle a tout écouté avec grand attention, apparemment bien compris les différents processus et nous a assuré vouloir revenir, au moment du départ.

On ne saura pas ce qu'elle a raconté le soir à ses parents, c'est du domaine privé. Par contre, elle leur aura amené un contrat de bail signé en décrétant qu'il lui faudrait maintenant casser sa tirelire. :mrgreen: